- Je traque mes mauvais vers hérétiques,
Matraque en vrac mes rimes frénétiques,
Mais impossible de freiner mes tics,
Le bric-à-brac poétique, c’est génétique. –

- Je traque mes mauvais vers hérétiques,
Matraque en vrac mes rimes frénétiques,
Mais impossible de freiner mes tics,
Le bric-à-brac poétique, c’est génétique. –

Une journée comme les autres :
Je tombe. Une interminable chute le long de cette falaise abrupte. Il me semble que l’océan sous mes pieds s’éloigne toujours plus. Le vent s’engouffre sous ma robe bleu ciel, et je m’efforce de la retenir, frénétique. Que dira maman si je la lui rends froissée ? En dehors du sang qui cogne à mes tempes, rien ne parvient à mes oreilles, et pourtant, les vagues violentes se fracassent sur les rochers à peine quelques mètres plus bas. Une fulgurante douleur dans le bras… puis plus rien.

Le journal d’Emphraise : n.m. journal d’emphase, en phrases, en fraises, en phase avec une fraction de ce que je peux être.
Courage matelot !
Rejoins l’équipage vaseux et dérivons ensemble à bord de notre navire ballotté par les remous de ma vague plume.
Ecumons les océans d’encre marine, les abîmes de nos êtres, les tréfonds de nos âmes…
J’en fais un peu, j’en fais un peu… N’ai-je pas dit “emphase”?